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Nostalgie : Gino Bartali, Juste parmi les Nations

26 janvier 2019 - 11:14

Gino Bartali

Il est né en Juillet 1914 dans un village proche de Florence. Vainqueur du Tour d’Italie en 1936, 1937 et 1946, du Tour de France en 1938 et 1948, quatre victoires au Milan-San Remo, et trois victoires au tour de Lombardie, des classements remarquables au Tour de Suisse, du Pays Basque et de Romandie. Un grand coureur !

Mussolini n’a pas manqué de récupérer les succès de Bartali, mais Gino n’a jamais caché son rejet du fascisme et du nazisme. Son engagement, efficace et discret contre l’ennemi ne faiblira pas.

En 1936, le décès de son frère le rapproche de la religion et de l’archevêque de Florence le Cardinal Elio, Angelo della Costa qui le conduit vers le réseau de la résistance clandestine de Giorgio Nissim auquel appartient aussi le Rabbin de Florence Nathan Cassuto.

Notre champion s’entraîne beaucoup, naturellement. Il doit rester à un très haut niveau ; il sillonne la région autour de Florence, et les Abruzzes aussi.

Gino Bartali, Juste parmi les Nations

Dans sa selle et son guidon, il transporte des faux documents ; il va jusqu’à faire 350 kilomètres pour livrer sa dangereuse cargaison. Le rabbin lui confie des photos qu’il emporte jusqu’aux lieux de fabrication, puis il retourne chercher les faux papiers qu’il rapporte le plus souvent dans des couvents. Il aurait aidé environ 800 juifs en leur fournissant différents documents. Tout cela, dans la plus grande discrétion, sous couvert d’entraînement sportif.

Pourtant on intercepte une lettre de remerciements adressée par le Pape Pie XI. Il est convoqué à « la villa triste » de Florence ; le major Mario Carita l’interroge longuement ; il est sauvé par deux jeunes fascistes admirateurs qui citent les compliments du Duce. Il a frôlé la catastrophe.

Ses missions secrètes ont été bien gardées. Le champion était la discrétion faite homme. Jamais, il ne s’est vanté de quoi que ce soit même après l’armistice.

En 2012, à titre posthume, Yad Vashem le fait « Juste parmi les nations » car il a « sciemment risqué sa vie pour sauver des juifs ».

Eva Naccache  mabatim.info

 

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